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L’exotique petit cadeau de l’AFMPS

En 2016, l’Agence Fédérale des Médicaments et Produits de Santé nous a demandé des sachets de graines à offrir à leurs employés, voici la page personnalisée mise en ligne (lien sur étiquette du sachet).

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Les sachets offerts contiennent environ 1 gramme de semences de 4 variétés de chrysanthème comestible : différentes formes de feuilles, des saveurs variées…

Un produit unique de grande qualité, spécialement conçu pour l’AFMPS !

Un peu d’histoire

Le chrysanthème comestible (Glebionis coronaria, anciennement Chrysanthemum coronarium), connu comme plante asiatique, est en fait un légume oublié européen ! Originaire du pourtour de la Méditerranée, il pousse dans le sud de la France, en Corse, Espagne, Italie, Croatie, Grèce, Crète, Israël, Afrique du Nord… Cette plante a été introduite en Chine sous la dynastie des Song entre les années 960 et 1279 (comme plante exotique européenne !) et est fort cultivée en tant que légume là-bas depuis des centaines d’années, alors que son usage chez nous a été oublié depuis… Les occidentaux la redécouvrent maintenant comme nouveau légume « asiatique » ! Les variétés améliorées pour le jardin potager sont de deux types : à fin feuillage découpé, ou à épaisse feuille large.

Celles à fines feuilles découpées poussent plus vite et sont généralement lentes à fleurir (c’est une qualité). Ce type est préféré au Japon.

Les larges ont des feuilles moins découpées, plus arrondies et épaisses, mais sont souvent moins tolérantes au froid, avec un goût plus doux. Plus appréciées en Chine et Taiwan.

Ses noms vernaculaires sont très variés : chrysanthème couronné, chrysanthème des jardins, chrysanthème comestible ou chrysanthème à couronnes… Il est appelé shungiku en japonais (littéralement « chrysanthème de printemps »), tong ho ou tong hoa en Chine. Il existe beaucoup d’autres noms communs selon les régions du globe, utiles à connaître pour rechercher des recettes à cuisiner, sur internet :

  • Une jolie floraison, souvent bicolore

    cai

  • cai cui
  • chong ho
  • chop suey green
  • choy sue green
  • choy suy green
  • chrysanthemum greens
  • cooking chrysanthemum
  • crown daisy
  • garland chrysanthemum
  • gui-chini
  • gul-chini
  • hao zi gan
  • kelsang
  • khee kwai
  • kikuna
  • kor tongho
  • mantilida
  • pak thang-o
  • shingiku
  • shunigku
  • skal bzang
  • ssukgat
  • tan o
  • tang ho
  • thung ho
  • tong hao cai
  • tong hau
  • tong ho choy
  • tung ho
  • tung hao

Les feuilles et jeunes tiges charnues sont très bonnes, avec une saveur distincte mais pas trop forte, qui s’accentue avec le vieillissement de la plante.

Quand la floraison approche, les feuilles et tiges deviennent un peu plus amères et coriaces mais restent comestibles.

On peut les consommer en salades, sautées, soupes, bouillons, ragoûts, légume vert… les fleurs sont mangeables mais le centre est amer et fibreux, on n’utilise que les grands pétales. Habituellement, on ne récolte que les jeunes feuilles et tiges tendres du shungiku. Il ne faut pas les cuire trop longtemps.

Variétés contenues dans le sachet

Big Leaf

Groupe large feuille.

Plante fort ramifiée.

Feuilles foncées.

Lent à fleurir.

Broad Leaf

Groupe large feuille.

Délicieuse et aromatique.

Komi

Groupe fine feuille.

Feuillage profondément découpé.

Longs et charnus entrenœuds.

Croissance vigoureuse.

Oasis

Groupe fine feuille.

Feuillage profondément découpé.

Croissance forte, beaucoup de branches et grosse récolte.

Très bon goût.

Conseils de culture

Très facile en climat « frais » belge ! La température idéale est de 20 °C, en-dessous de 12 °C et au-delà de 29 °C, le chrysanthème comestible pousse lentement et mal. La plante tolère bien la mi-ombre : lors des plus chaudes semaines de l’été, la placer à cette situation de préférence, sinon, au soleil c’est un peu mieux.

La récolte s’effectue 30 à 60 jours après le semis. Si on laisse pousser le shungiku pour ses fleurs, il peut atteindre 60-120 cm.

Il est possible de les cultiver en pleine terre sans serre, ou en pots/bacs sur terrasse, balcon…

1. Période de semis

A partir de début mai si vous n’avez pas de serre, en avril si vous avez une serre ou véranda très lumineuse, pour une première récolte en serre/véranda.

Faire des semis toutes les 4-8 semaines.

Un dernier semis début à mi-septembre, à placer en serre ou véranda par la suite.

2. Comment produire ses jeunes plants de shungiku ?

Il faut un pot ou une caissette à semis haute de 5-7 centimètres. Le fond doit avoir de nombreux grands trous et ne jamais tremper dans l’eau. Remplissez presque totalement de terreau tassé mais pas trop. Il ne faut pas absolument un substrat spécial semis, un terreau universel de qualité convient (bonne marque, acheté en pépinière ou jardinerie, pas au supermarché).

Éparpiller une petite pincée de graines : idéalement, un espacement de 2 à 4 cm entre chaque semence est parfait. Inutile de semer trop de graines. Recouvrir de 2-3 millimètres de terreau fin, on peut facilement faire ça en le saupoudrant avec un tamis, une passoire… ou enfoncer chaque graine de 2 mm avec la pointe d’un crayon et reboucher le trou. Ensuite, retasser un peu toute la surface, bien mouiller le terreau avec un vaporisateur ou arrosoir de semis rempli d’eau tiède.

Placer entre 15 et 20 °C, dans un endroit lumineux mais à l’abri des rayons du soleil. Vérifier régulièrement que le substrat est bien humide (mais pas détrempé). Dès germination (3-7 jours), mettre la caissette dans l’endroit le plus lumineux possible (véranda, fenêtre, extérieur…), dans un environnement entre 15 et 25 °C maximum. S’il n’y a pas assez de lumière les plants vont “filer” et grandir trop en restant très fins, fragiles… Maintenir humide.

Quand les plantules font 5-7 cm, les soulever très délicatement avec une fourchette enfoncée dans le terreau et transplanter avec beaucoup de précautions à leur place finale sans les enterrer beaucoup plus profondément qu’à l’origine, et arroser.

Attention : les semences ont des tailles et couleurs différentes à cause des 4 variétés distinctes, il faut bien essayer de semer un échantillon représentatif du sachet, contenant tous les types de graines. De même, certaines variétés germeront plus tard que d’autres, ou auront une taille/coloration différente, il ne faut pas sélectionner, pour avoir un maximum de variétés il faut conserver la plus grande diversité de plantules lors de la transplantation !

3. Emplacement définitif

En serre en Belgique, vous pouvez les planter à mi-avril sans trop de risques. En extérieur, idéalement, après le 15 mai.

Sous nos latitudes, le tong ho aime le soleil et les températures de 20-25 °C (sauf au plus fort d’un été chaud, où une mi-ombre légère lui conviendra mieux). De trop grandes chaleur et sécheresse vont précipiter la floraison au détriment de la quantité et qualité des feuilles.

En pleine terre, un sol normalement humide, bien drainé et travaillé, est parfait. Il s’adapte aux sols acides, neutres et calcaires.

La distance de plantation des maraîchers est de 10 cm sur la ligne et de 15 cm entre les lignes, mais vous pouvez aussi planter plus éloigné, jusque 30 cm en tous sens.

Un pot ou un bac lui convient très bien aussi, avec 20 cm de profondeur de terreau minimum, planter tous les 15 cm (même si c’est près du bord).

Des contenants de couleur terre cuite ou gris clair sont préférables aux couleurs foncées, car le terreau chauffera beaucoup moins au soleil. Ils devront avoir de grands trous de drainage tout au fond et ne jamais reposer sur une couche d’eau. Il est totalement inutile, voire même néfaste, de mettre une couche de graviers ou matériau similaire au fond du pot pour tenter d’améliorer le drainage. Toujours remplir le pot à ras-bord de terreau, en conservant juste une légère dépression pour faciliter l’arrosage.

4. Irrigation & fertilisation

En terre, arroser si le sol sèche, surtout après mise en place. Quand les plants atteignent 10 cm, un engrais liquide organique ou minéral assez riche en azote (N) est recommandé une fois en arrosage.

Hors sol, garder le terreau humide et apporter de l’engrais liquide universel organique ou minéral toutes les deux semaines à partir de 10 cm de hauteur (l’azote N est l’élément le plus important), en respectant la dose du flacon.

Eviter de salir le feuillage avec l’engrais.

5. Tailler les plantes

La seule taille se fait lors de la récolte : typiquement, on coupe les shungiku quand ils atteignent 20 cm, mais vous pouvez attendre 30 cm. Si vous laissez un morceau de tige de 3-4 cm dépasser du sol, une seconde ou troisième récolte sera souvent possible, dans ce cas, apportez un engrais azoté directement après la coupe.

6. Récolte et conservation

Les feuilles & tiges lavées et bien séchées se conservent au frigo en sac plastique fermé.

Les graines peuvent se conserver pendant 1-2 années supplémentaires, dans un endroit très sec, sombre et frais. Vous pouvez en récolter, mais les variétés se croisent entre elles, le résultat peut être inattendu.

7. Utilisation et recettes

En Crète, on consomme encore maintenant les jeunes pousses d’une variété locale indigène crues, ou blanchies à la vapeur.

La plante est fort utilisée en cuisine partout en Asie. Bouillons, ragoûts, omelettes, sautée seule ou avec des nouilles ou divers ingrédients, comme légume vert, en fondues chinoises, pour aromatiser les morceaux de bœuf ou agneau…

On ajoute le shungiku en toute fin de préparation chauffée pour éviter toute cuisson trop forte ou longue (une amertume peut apparaître si trop cuit, avec un déclin des texture & saveurs intéressantes). Il faut le considérer et traiter comme un intermédiaire entre un légume vert et une plante aromatique.

Une recette toute simple est de faire bouillir des petits morceaux de porc ou poulet recouverts d’eau, avec sel et poivre, ajouter du tong ho découpé les 2-3 dernières minutes et un peu de sauce soja, et servir.

Les jeunes feuilles crues sont bonnes en salades de tomates (avec huile de sésame).

On peut le blanchir brièvement, jeunes tiges comprises, et le servir avec une sauce.

Simplement sauté avec un peu d’huile

Sauté, tout simplement : mettez un peu d’huile dans le fond de votre wok, une fois l’huile chaude, ajoutez le shungiku et de l’ail frais ou déshydraté, et du sel, et un peu d’huile de sésame vers la fin si vous en avez.

En salade seuls ou avec d’autres légumes feuilles, le goût se marie très bien avec l’huile ou les grains de sésame.

Le tong ho se cuit souvent avec de l’ail, aussi.

L’important, en cas de cuisson, est de l’ajouter tout à la fin et de ne pas trop le cuire, ni fort ni longtemps !

Vous pouvez faire des recherches Google, à copier-coller avec les guillemets si nom local composé :

  • recette shungiku
  • recipe shingiku
  • recette “tong ho”
  • recipe “tong ho”
  • recipe “garland chrysanthemum”
  • recipe “chrysanthemum greens”
  • etc… voir autres synonymes de la plante plus haut sur cette page…

En voici déjà quelques-unes :

Étiquette de sachet personnalisé

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